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Paroles pour inspirer l'âme


                                     
                       QU'EST-CE QU'ON ATTEND POUR ÊTRE HEUREUX ?

VIVRE VIEUX OU VIVRE JEUNE LONGTEMPS

                                                     ADIEU ILLUSIONS, BONJOUR BONHEUR
                              
                                                   
  ET SI NOS OMBRES SERVAIENT À NOUS ILLUMINER !

                                                     FAIRE LE PLEIN EN FAISANT LE VIDE

                                                     L'INTUITION, INSTINCT HAUT DE GAMME
   
    Messages Cadeaux            1-     
L'HEURE DU GRAND CHOIX
                                         
                                                            2-       LE MARIAGE DE LA MÉCHANTE AVEC LE GENTIL

                                                            3-       IL N'Y A QUE L'EGO POUR RÉSISTER AINSI
                                                 
                                                            4-      LA CULPABILITÉ FONDAMENTALE

                                                            5-      LA CULPABILITÉ  – OPÉRATION À CŒUR OUVERT






 LA CULPABILITÉ FONDAMENTALE

 

Ego

-Le pardon ! Tu crois vraiment que c’est de cela dont il s’agit ? Il me semble pourtant  que j’ai réussi à pardonner à ceux et celles qui m’ont fait souffrir, depuis que j’ai assumé que personne n’agit en fonction  des autres mais en faisant des choix pour lui-même.

Présence

(Esprit)

 

-Ceci était en effet une étape cruciale dans ton parcours. Tu as bien intégré le principe du  miroir. Mais il  y a une personne qui n’a pas encore goûté à la générosité de ton pardon ; et tu te doutes bien de qui je veux parler …

Ego

-Pourquoi est-ce si difficile de se pardonner à soi-même ? Comment se fait-il que je n’arrive même pas à ressentir cette culpabilité ?

Présence

-La réponse est d’une grande profondeur et englobe l’ensemble des egos sur cette planète.  Es-tu prête à l’entendre ? Si oui, elle peut transformer le cours de ton existence, à la condition de garder ton cœur bien ouvert.

Ego  

-J’en suis au point où je suis prête à prendre tous les risques pour sortir de cette impasse.

Présence

-Même si cela implique que tu perdras ton pouvoir ?

Ego   

-Dis toujours ! Je vais jouer ton jeu en comptant sur ton amour et ta compassion. Tu pourras me ramasser à la petite cuiller au besoin !

Présence

-À la bonne heure ! Voici une histoire qui peut être la tienne autant que celle de tout être humain. En tant qu’ego, tu es née en même temps que l’idée d’une séparation d’avec le Créateur. Dans la Bible, on a appelé ceux de ton groupe : « Les Anges déchus », c’est-à-dire ceux qui ont choisi de quitter la maison de l’unité pour vivre selon leur entendement (tout comme les jeunes qui quittent le foyer familial). Cette existence individuelle a fait naître ce qu’on a nommé : La Conscience.

Ego

-Il y a quand même une chose que j’ai bien du mal à saisir. Si nous étions si heureux dans notre demeure lumineuse,  pourquoi aurions-nous choisi de la quitter ?

Présence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Vos religions, en parlant des anges déchus, ont enseigné que c’était un mouvement d’orgueil qui était à l’origine de cette séparation. Vous auriez voulu prouver que vous étiez aussi puissants que Dieu, ce qui n’a fait qu’entretenir le sentiment de culpabilité et de dualité. Mais j’ai une autre version à te proposer…

Si au contraire, vous aviez choisi d’abaisser vos vibrations et de vous incarner pour des raisons        d’amour et d’évolution universelle ? Et si votre but avait été de faire progresser l’univers en lui offrant un type d’expérience unique qui ne s’était jamais réalisée auparavant ? Dans cette optique où vous avez fait le choix de vous densifier, cela  impliquait l’oubli  possible             de vos origines célestes. La nouveauté de l’expérience résidait dans le libre arbitre, car dans l’unité où vous baigniez, celui-ci n’a même pas à exister. Vous êtes en fait des êtres très évolués, ayant choisi de vivre séparés de votre Source et le fait de vous incarner impliquait un voyage de retour vers la mémoire de votre véritable origine. L’élément du libre arbitre vous a fait pousser le défi à son paroxysme, car il vous donnait la possibilité de retourner ou non à vos origines.

Ego

-C’est plus sympathique comme idée, mais cela implique-t-il qu’un certain nombre d’âmes va choisir de demeurer dans l’oubli?

Présence

-Je comprends ta confusion ; elle vient du fait que vous avez tellement bien joué le jeu que vous avez effectivement oublié vos origines. En vérité, la séparation n’est qu’une expérience créée par vous, mais elle n’existe pas réellement. Par conséquent, bien que vous ayez le choix de prolonger l’expérience de la séparation durant plusieurs vies encore, votre famille de Lumière continue de vous supporter. Ainsi, tôt ou tard, le retour s’imposera de lui-même à vos âmes. Chaque être incarné choisit le moment de son retour.

Par exemple, toi et d’autres l’avez choisi consciemment, mais sache que toute âme porte ce désir du retour, même s’il est enfoui dans son inconscient. Bien qu’au fil du temps votre filiation avec le Créateur et avec votre propre essence soit devenue un vague souvenir, cette flamme ne s’est jamais éteinte et elle se manifeste dans vos esprits par la « Présence » que vous appelez aussi : soi divin, intuition etc…

Je suis là pour te rappeler que cette séparation d’avec Dieu n’existe que dans ton choix et dans ta Conscience égotique et qu’elle n’a jamais existé en réalité.

La vérité est dans l’unité et l’illusion est dans la séparation…

Mais les anges incarnés ont choisi de croire le contraire. Et la peur est née parce l’unité devenait une menace à l’individualité de l’ego ; comme un jeune enfant qui se cache de ses parents avec la certitude qu’ils ne le retrouveront pas ! Avec le temps, vous avez sans doute tellement aimé l’idée de vivre par vous-mêmes et d’être « spécial » que vous en êtes venus à percevoir l’unité comme une tyrannie  qui menaçait votre individualité ainsi que votre liberté. Vous avez inventé la peur de se perdre dans le grand Tout et avez donc choisi de prendre l’illusion pour la réalité !

Pour que l’ego ait du succès, il lui fallait toujours garder le dessus sur l’autre partie, celle qui est habitée par la Présence, en donnant toujours plus de pouvoir à la dualité, faisant de celle-ci une réalité et un mode de vie. Bien qu’il ait l’impression d’avoir gagné la partie, l’ego demeurait conscient que l’esprit pouvait toujours refaire surface et cette menace l’a rendu très créatif pour prouver que la séparation était bel et bien une réalité.

Cependant, l’évolution rapide des dernières décennies a quelque peu démasqué les scénarios de l’ego et l’esprit lui accorde maintenant moins de crédit. C’est pourquoi tu expérimentes de plus en plus de perdre tes repaires, qui étaient basés sur la dualité et la séparation. Ce qui est en train d’arriver est que je prends de la force et que toi, tu perds du terrain !

Ego

-Et où se trouve mon avantage à moi dans tout cela ?

Présence

-Tôt ou tard, l’enfant prodigue ressent l’appel de rentrer à la maison, car il se rappelle combien la vie était douce dans l’unité familiale. Tous les egos sont comme des enfants qui ont quitté le nid.

Ego

-Et la culpabilité, comment s’explique-t-elle  dans cette version ?

Présence

-C’est que dans votre « descente » dans la matière, vous conserviez au début le souvenir de votre demeure lumineuse. Cependant, d’une incarnation à l’autre, vous en seriez venus à oublier les raisons pour lesquelles vous l’aviez quittée. Vous auriez perdu la conscience que vous aviez vous-mêmes fait ce choix. Le doute se serait alors installé dans vos esprits et vous en seriez venus à conclure  que vous aviez été chassés, mais pour des raisons que vous ne pouviez expliquer.

Ainsi aurait pu naître la culpabilité d’avoir quitté votre si belle demeure. C’est par ces doutes sur vous-mêmes  que vous auriez créé l’énergie de dualité, séparant le bien du mal (et vous rapprochant de ce que vous appelez l’enfer…). Certains ont commencé à croire qu’ils avaient tourné le dos au Créateur dans cette quête d’indépendance. Et cet acte « pécheur » contre Dieu aurait  déclenché la peur de sa vengeance. Vous auriez donc créé de toutes pièces la trilogie du péché, de la culpabilité et de la peur, en croyant pouvoir exister en dehors de l’unité de Dieu. Ayant développé la croyance que Dieu était devenu votre ennemi, vous avez commencé à sentir le besoin de vous protéger, ce qui a eu pour effet de faire grandir l’énergie de peur en vous.

D’autre part, le sentiment de culpabilité découlant de votre acte de séparation et devenu tellement insupportable et souffrant que vous avez trouvé un moyen très efficace pour ne pas le ressentir.

Vous avez inventé la projection.

Ainsi, tout ce qui dans votre expérience était nié, démenti ou réprimé, vous l’avez projeté sur les autres et le monde extérieur. En transposant vos propres sentiments négatifs, sombres et indésirables à l’extérieur de vous, vous avez donné naissance à un monde qui vous était résolument hostile et dont vous deviez vous protéger.

Ego

-Attends un peu ! Ai-je bien saisi ?

 Viens-tu d’affirmer que cette fameuse culpabilité existe uniquement à l’intérieur de la croyance en la séparation ? Est-ce à dire que si je cessais d’y accorder foi, la culpabilité s’évanouirait d’elle- même ?

Présence

-Tu commences à y voir plus clair. Te rappelles-tu comment tu concevais la vie avant de comprendre les jeux de projection que tu as identifiés sous le nom de « miroirs » ?

Ego

-C’était l’enfer ! Je souffrais à cause des autres, j’étais toujours la victime de quelqu’un ou de quelque chose !

Présence

-Autant tu vois clairement aujourd’hui l’illusion dans cette partie de scénario, autant tu t’apprêtes à décrocher des autres croyances mises en place dans le seul but de préserver l’existence de l’ego.

Ego

-Holà ! C’est de mon existence dont tu parles ! Est-ce que tu veux ma mort ?

Présence

-Cher ego, ton existence même est basée sur une illusion ! L’âme est à l’étape de se rendre compte que son être entier s’est identifié à l’ego, si elle veut retrouver son identité réelle. En un mot, tant que l’ange incarné croit qu’il est l’ego, il continue d’être manipulé par les fausses croyances de ce dernier. Alors vois-tu, chaque fois que tu démasques l’une de ces croyances qui ne t’apportent que souffrance, tu te ranges un peu plus de mon côté. En ce moment, je dirais que tu es à moitié séparé et à moitié unifié. C’est d’ailleurs ce qui nous permet d’avoir cet entretien. Imagine le moment où toi-même n’arrivera plus à croire à l’illusion, tu vas alors simplement rentrer à la maison, avec moi dans ton identité d’être divin, uni à la création. Et quand un membre de la grande famille rentre enfin chez lui, je peux t’assurer que c’est la Fête!

Ego

-Je reçois cela avec un mélange de joie et d’incrédulité. Je sens que j’ai quelque chose à régler avec la culpabilité avant de pouvoir clamer que je suis délivrée de l’illusion…

Je suis sous le choc de découvrir que j’ai pu projeter toute ma culpabilité à l’extérieur pour ne pas avoir à la ressentir. N’est-ce pas la société au complet qui fonctionne ainsi ? Toutes les lois humaines sont basées sur le principe d’innocence et de culpabilité. Quelle révélation incroyable ! Un détective s’éveille en moi ! Je m’en vais de ce pas à la recherche de la clé qui me fera reconnaître la forme que prend ma culpabilité quand je la projette sur les autres. As-tu des indices pour me guider ?

Présence

-Il y une loi en psychologie qui dit que tout ce qui est refoulé dans l’inconscient doit être projeté. Cherche du côté de ton système de défense et nous en reparlerons….

 

 RETOUR

                               

 

         

 







                       

                                  IL N’Y A QUE L’EGO POUR RÉSISTER AINSI…..

 

 

La question d’introspection : « Qu’est-ce que je n’aime pas et qui se répète dans ma vie ? » qui a clôturé mon dernier envoi, nous ramenait à nos croyances limitatives.  Les croyances à transmuter finissent toujours d’une manière ou d’un autre par se retrouver dans la catégorie de l’image de soi.

Mon expérience à la fois personnelle et de coach de l’âme me place devant le constat qu’une grande majorité de gens est touchée par ce que nous appellerons : le syndrôme de culpabilité fondamentale. Et j’ai une forte tendance à croire que nous nous incarnons avec cette croyance.

N’avez-vous pas remarqué que vous-même et bien des gens autour de vous possèdent de beaux talents, ont un grand potentiel et mènent pourtant une « petite vie » où ils ne sont pas reconnus ou connaissent un succès très mitigé. Que ce soit dans le domaine relationnel ou professionnel, la vie semble les nourrir au compte gouttes, comme si l’abondance fuyait devant eux comme un mirage !

 

Que vous assistiez à des présentations de projets novateurs, participiez à des ateliers, lisiez ou entendiez des témoignages, vous constaterez souvent qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus…

Parfois, on sera débordant d’enthousiasme, pensant que cette fois-ci sera la bonne et à d’autres moments on est plutôt désabusé et on n’ose même plus croire que notre situation pourrait changer. On se dit : ce n’est pas pour moi. Et dire que nous créons cet enfer de toutes pièces ! N’est-ce pas extrêmement frustrant et démobilisant ! Oui, bien entendu, mais cet inconfort est en même temps un puissant déclencheur à vouloir faire cesser la situation et à chercher d’autres avenues.

Qu’est-ce donc qui nous fera devenir des êtres qui méritent le bonheur et l’abondance ?

Y a-t-il quelque chose de plus à faire ?

Pour ma part, ayant donné plus que mon meilleur toute ma vie, j’en suis venue à écarter cette hypothèse avec certitude. Alors s’il n’y a rien à faire, il reste à ÊTRE !

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : être digne ou ne pas l’être. Vous souvenez-vous de la formule : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir….? Transformons-la avec notre conscience actuelle : « Cher esprit, je ne me sens pas digne de ta présence en moi, mais j’ouvre humblement mon cœur pour être guérie de cette croyance » Et la Présence pourrait souffler à notre oreille intérieure : « Tu es une enfant de la Lumière ; rentre à la maison, il y a si longtemps que tu es attendue !  »

 

Dans une période où je me sentais troublée, j’ai formulé mes résistances intérieures sous forme de conversation entre cette partie de moi, l’ego et l’Esprit en moi que je nomme ici la Présence. Je vous la partage en toute humilité, sachant que nous sommes plusieurs  à être parfois assaillis par le doute

 (même à un degré minime…..) en dépit de toutes nos connaissances sur les lois divines…..

 

Ego – J’ai vécu plusieurs expériences et j’ai appris comment la vie fonctionne. Avant, j’étais confiante

          et je ne me méfais de personne. Maintenant je suis plus prudente et je sais être sur mes gardes.

Présence – Est-ce que ta qualité de vie s’en est vue améliorée ?

Ego -  Peut-être pas, mais au moins, je n’ai plus la même naïveté ; j’ai perdu quelques illusions sur la   droiture des humains, sur l’amour, sur mon idéal d’un monde juste et je me vois maintenant plus réaliste.

Prés. - Cela t’apporte-t-il plus de paix et de bonheur ?

Ego -  Silence…

Prés. - Le bonheur est-il vraiment ce que tu cherches ?

Ego - Le bonheur, le bonheur !! Cela fait justement partie de l’illusion ! Nous sommes ici pour évoluer

          et cela ne se fait pas sans efforts…

Prés. - Que penses-tu des gens qui ne font pas d’efforts ?

Ego – Je crois qu’ils sont ou naïfs ou paresseux et dans les 2 cas ils espèrent que tout leur sera offert.

          Pour qui se prennent-ils donc ! Je ne supporte pas les gens qui se comportent comme si tout leur

          était dû !

Prés. – Dis-moi, comment réagis-tu quand on te fait un cadeau inattendu ?

Ego – Je dis merci et j’apprécie, mais je me sens un peu redevable, car je n’ai rien fait pour le mériter.

Prés. – Et si je te disais que tu n’as rien à mériter. Donnes-tu des cadeaux à tes enfants parce qu’ils les

            méritent ou parce que tu les aimes ?

Ego – Hum ! Là tu marques un point !

Prés. – Je ne suis pas là pour gagner ou perdre, mais simplement pour t’annoncer que tu es aimée au-

            delà de tout ce que tu peux imaginer et que tu n’as rien à faire pour mériter cet amour. Tu es un

            enfant de la grande famille universelle.

Ego – C’est bien beau tout ça, mais ce n’est pas cela qui payera mes comptes ?

Prés. – Laisserais-tu tes enfants sans assistance ?

Ego – Tu m’agaces à la fin avec mes enfants !

Prés. – C’est pour te permettre de faire un parallèle entre l’amour Divin et celui que tu éprouves pour

            tes enfants. L’amour d’un parent est ce qu’il y a de plus près de l’amour inconditionnel.

Ego -  Mais je ne suis plus une enfant ! Comprends-tu que j’ai plein de responsabilités et que c’est

          souvent lourd à porter. Pas toujours évident de trouver le bonheur dans tout cela ! On voit bien

          que tu n’es pas incarné !

Prés. – T’es-tu déjà demandée si l’énergie universelle trouvait son mandat lourd à porter ?

Ego – J’avoue n’y avoir jamais pensé. Mais… ce doit être toujours simple et sans effort puisque Dieu

           est branché sur la Source du courant !

Prés. – Nous y sommes ! C’est justement cela la différence ! N’aimerais-tu pas toi aussi t’abreuver à

            une source intarissable et vivre une vie plus facile ?

Ego – Qu’est-ce que tu me demandes là, de me prendre pour Dieu ?

Prés. – As-tu oublié que tu es enfant de Dieu depuis toujours ? Et moi je suis cette présence en toi pour

            te rappeler ton appartenance à la grande famille universelle. Et à ce titre, chaque membre a le

            privilège d’avoir accès à l’abondance infinie.

Ego – Il doit y avoir des conditions là-dessous….

Prés. – Oui, une seule, et je sais qu’elle représente pour toi un grand défi ; c’est de changer ta vision

            du monde. C’est justement d’enlever toutes les conditions. Tu es invitée à pénétrer dans l’uni-

            vers de l’amour, là où il n’y a aucun jugement, aucune hiérarchie, aucune peur du manque, là

            où les besoins de tous et chacun peuvent être comblés sans qu’il y ait à prouver ou à travailler

            dur. Et je vais te le dire autrement en m’adressant seulement à ton cœur : Je t’invite à t’ouvrir

            et à croire en toute humilité et aussi en toute fierté, que tu mérites d’être traitée comme un

            membre d’une famille royale, parce que c’est ce que tu es et as toujours été.

Ego – Si ce que tu dis est vrai, pourquoi Dieu m’a-t-il laissée croire que je devais tout faire par moi-

          même ?

Prés. – C’est ce que vous appelez le libre arbitre. L’amour ne force ni ne retient. Ne crois-tu pas que

             l’amour le plus grand est celui qui te laisse ta pleine liberté ?

Ego – Silence ……….. Serais-tu en train de me dire que j’ai moi-même choisi de me séparer de Dieu

          alors que j’étais comblée ? Pourquoi ferait-on un tel choix ?

Prés. – Pour une raison qui pourrait être bien plus noble que ce qu’une conscience séparée peut imagi-

            ner. J’y reviendrai. Disons pour l’instant que tu as acquis un bon degré de maturité à travers tes

            expériences souffrantes et que tu es à un point tournant où ta vie doit prendre un sens nouveau,

            car tu frappes bien des murs et tu en perds ta joie de vivre. le sens-tu ainsi ?

Ego -  J’avoue que oui. J’ai fait ce qu’il faut toute ma vie et je suis essoufflée ; j’ai épuisé tous mes

           savoir-faire et tous mes atouts ! J’ai perdu mes repères et maintenant, je n’ose plus rêver !

Prés. – Je sens une tristesse profonde en toi ; celle de l’enfant qui a quitté la maison et se languit de

            revenir. Ton orgueil t’a fait croire : « Je peux le faire moi-même, je vais y arriver.»

            Tu vis un passage difficile, mais du point de vue où je suis, quelle grande nouvelle chère âme !

            Tu te prépares à capituler, non pas comme on perd une bataille, mais comme on s’abandonne à

             plus grand et plus puissant que soi.

Ego – Et que dois-je faire pour que ce miracle arrive ?

Prés. – Peux-tu seulement te laisser faire et donner une chance à la vie de te démontrer que tu es sup-

            portée à chaque instant. Ce qui t’est demandé est de te confier entièrement à moi, qui suis ton

            identité divine et connais tous tes besoins réels. i parfois tu n’obtiens pas ce que tu as demandé,

            c’est que je mets tout en œuvre pour te procurer ce dont tu as réellement besoin et non ce que

            tu crois avoir besoin….

Ego – Si je comprends bien, ce n’est plus moi qui décide de ma vie ?

Prés. – C’est en effet à toi que revient le choix entre l’univers de la séparation, de la peur et des limites

            ou l’univers de l’unité et de l’abondance pout tous.

Ego – Exprimé ainsi, cela ne donne pas très envie de rester où je suis ! Mais en ne décidant plus rien

          par moi-même, j’ai l’impression de me laisser tomber, d’être indifférente à mes rêves.

Prés. – Au contraire ! C’est le temps de réanimer tes rêves. Penses-y, tu pourras à nouveau croire au

            Père Noel, puisque tu seras branchée à la Source. Il n’y aura plus de limites aux miracles qui

            peuvent se produire dans ta vie !

Ego – J’écoute tes belles paroles et je n’arrive pas à croire que tout cela soit pour moi. Quelque chose

          me dit que ce n’est qu’une illusion de plus. Comment redevenir aussi confiante qu’une enfant ?

Prés. – Tu vas dire que l’expression est surfaite, mais il n y a qu’une voie et c’est de lâcher prise. Ad-

            mettre avec humilité que tu t’es égarée. Tu étais inconsciemment guidée et motivée par l’or-

            gueil et tu comprends maintenant que celui-ci n’a aucune parenté avec l’amour.

Ego – Mais pourquoi ai-je tant de mal à croire que je mérite une vie si belle et si facile ?

          Pourquoi en serais-je digne ?

Prés. – Ne te sentirais-tu pas coupable d’avoir laissé a maison, il y a fort longtemps ?

Ego – Cela semble logique mais je ne le ressens pas.

Prés. – Tu ne le ressens peut-être pas consciemment, mais n’as-tu pas souvent la preuve que tu te punis

            et te sabotes, par la façon dont les choses tournent mal pour toi, malgré tes efforts et tes bonnes

            intentions ?

Ego -  Touchée ! Ce saboteur finit par me rendre amère et agressive…

Prés. – Cesse de et faire souffrir et abandonne-toi à ma présence aimante.

Ego – Qui me pardonnera de m’être ainsi égarée ?

Prés. - Il n’y a que toi-même pour t’être jugée si sévèrement. Tu ne pardonnes pas cette séparation

           d’avec ton identité véritable. Tu t’es toi-même infligée plusieurs séparations de toutes sortes

           dans ton parcours et tu les as perçues comme des punitions alors qu’elles étaient purement des

           occasions de pardon à toi-même et à d’autres

 

A suivre…. la culpabilité fondamentale et le pardon

          

 RETOUR

 

          

 

 

 





LE MARIAGE DE LA MÉCHANTE AVEC LE GENTIL

 

Imaginez être invité à un tel mariage. Vous observez ces 2 personnages si opposés ayant fait le choix de s’unir POUR LA VIE !

Y aura-t-il un gagnant et un perdant ? Vous demanderez-vous. Combien de temps cette union pourra-t elle tenir ?

Cela dépend du Royaume où ils auront choisi de vivre…

Réussir un tel mariage à l’intérieur de soi  n’est-il pas notre principal défi sur cette planète !

Au Royaume de l’ego, où nous avons vécu depuis des Éons, nous avons baigné dans la comparaison, le jugement, les inégalités et la dualité. Nous étions toujours au bord du divorce…

Ce cher ego commence enfin à lâcher prise de sa compréhension de la réalité, que la Sagesse orientale a nommée : L’Illusion.

Si nous reconnaissons que tout ce qui fait partie de la dualité est illusion, il nous faut une grande humilité pour accepter l’idée que la vie humaine, depuis des milliers d’années, a été basée sur une fausseté, qui a avantagé un petit nombre d’êtres de pouvoir, au détriment de l’ensemble de l’humanité.

Ceci est également vrai dans nos vies personnelles ; en effet, l’ego qui a pris le pouvoir sur nos pensées, émotions, décisions et actions, n’est qu’une infime partie de notre être.

Les milliards de cellules qui composent notre corps sont à chaque seconde en contact avec la Vie elle-même et fonctionnent en synergie. C’est l’intelligence de la Vie qui les anime et elles n’ont aucune notion de bien ou de mal.

Nous avons encore fort à faire pour transposer cette réalité dans nos vies, car l’éducation a toujours beaucoup insisté sur le BIEN.

Eh oui ! Se libérer même du bien pourrait être le chemin du bonheur ! Car le bien ne saurait exister sans son opposé : le MAL. Nous cherchons l’un tout en tentant de fuir l’autre, qui, on doit bien l’avouer, continue de nous poursuivre. Qu’est-ce qui rend l’adage : « ce que tu fuis te poursuit » si

 réel ? La réponse se trouve dans la loi de l’attraction. On obtient un résultat là où l’on porte son attention. C’est comme avec les aimants : il peut y avoir attraction ou répulsion. Il s’agit du principe même de la dualité. Et pour en sortir, le seul  chemin qui est enseigné est d’englober les extrêmes dans un même tout, afin qu’ils cessent de s’opposer et fassent partie d’un mariage où tout est possible. Alors quand on dit : il n’y a plus ni bien ni mal, on dit simplement : il n’y a plus de jugement. Car qui donc peut juger ce qui est bien ou mal ? Qui connaît parfaitement le contexte extérieur et surtout intérieur ? Qui connaît tous les enjeux des âmes impliquées dans une expérience ?

 

Dans le Notre Père, il est dit : Délivrez-nous du mal. Mais quel est ce mal sinon celui du choix de l’ego d’exister par lui-même en dehors de la création. L’ego en croyant qu’il avait aussi le pouvoir de créer, s’est détaché du Créateur et du Tout. C’est  ce qui existe à l’intérieur de la dualité qui devient « le mal » et non l’opposé du bien.

Dans un monde où nous n’aurons plus à nous préoccuper de faire le bien, afin d’être accepté, apprécié, approuvé et aimé, il ne nous restera plus qu’à ÊTRE, ou devrais-je dire à nous laisser être. Plus rien à essayer ou à prouver, plus d’échelons à gravir, plus d’évaluations à subir.

Chimère ! Illusion ! pensez-vous !

Mais rappelons-nous : Nous créons notre univers. Si le monde est une parfaire projection de nos croyances, est-il simpliste d’affirmer que nous changerons notre univers en changeant nos croyances ?

En fait, chaque jour la vie nous démontre la véracité de cette affirmation. Sinon comment expliquer que des gens qui se côtoient dans le même contexte vivent qui l’enfer et qui le paradis ?

 

Ici la chance et la malchance n’ont plus leur place. L’ego résistera tant qu’il peut, se faisant une spécialité de trouver des exceptions à la loi universelle, surtout lorsque cela le concerne personnellement… L’être humain s’est identifié à sa personnalité (ego) depuis si longtemps qu’il n’est pas étonnant de le voir traverser plusieurs étapes avant de retrouver son identité immortelle.

Plus nous prenons conscience des scénarios de l’ego comme : chercher à conquérir plus de pouvoir,  faire arriver les choses à sa manière, se protéger du monde extérieur perçu comme hostile, plus vite nous nous libérons du piège de la séparation. Tout ce qui est différent ou inconnu insécurise l’ego ; alors dès que l’on sent le besoin de combattre ou de fuir une situation, on sait qu’on est encore dans cette énergie. Toute réaction perçue comme une injustice ne fera que  perpétuer la souffrance et miner l’estime de soi.

Et c’est souvent une grande souffrance qui sera le déclencheur d’un lâcher-prise. Quand la souffrance devient intolérable, elle peut faire éclater notre mode de pensée. Cesser de tenir mordicus à ses scénarios est une étape importante qui ouvre la porte à l’univers de l’appartenance à une grande famille, où l’on n’est plus jamais seul.

L’ego comme contrôleur ne peut absolument plus subsister dans le sentiment d’unité, car sa survie repose sur la croyance en la séparation. (à déconseiller comme conseiller matrimonial de notre mariage intérieur…)

L’enjeu consiste alors à identifier les tentatives du mental d’interpréter une situation dans la dualité et à trouver son sens réel avec le regard du cœur et de l’unification.

Dans une circonstance critique, je me demande :

- Quelle décision ou quelle manière d’agir servirait l’amour ?

- En quoi la situation sert-elle mon évolution et participe-t-elle à l’éveil de ma conscience ?

L’amour ne sert pas une personne au détriment d’une autre, il cherche le mieux-être de l’ensemble. L’amour ne sait pas comment léser les êtres car il est acceptation sans condition (vite dit mais quel défi !)

 En admettant que rien ne soit le fruit du hasard et que l’on n’est la victime de rien ni de personne, il ne reste qu’à investiguer notre système de croyances, cause véritable de ce qui nous arrive. Ce sont nos croyances qui ont fabriqué l’univers dans lequel on s’expérimente. Autant de personnes, autant d’univers distincts. N’est-ce pas fascinant ! C’est comme si chacun vivait sur une planète différente.

Chacun est pour ainsi dire le Dieu de sa planète et tout arrive comme par magie. Il suffit que le « Dieu » tienne quelque chose pour vrai pour que cela le devienne instantanément. Donc si une chose est perçue comme réelle, sans égard au fait qu’elle soit bonne ou mauvaise, elle fait automatiquement partie de l’expérience sur cette « planète ». Elle est un reflet fidèle de la croyance du créateur de cet univers personnalisé.

Retenons que tout ce qui nous cause un ressenti à répétition devient partie intégrante de notre réalité, c’est-à-dire de notre vision de la vie. Chacun a été l’artisan inconscient de sa réalité depuis qu’il est au monde. Ce constat peu réjouissant sous certains aspects s’avère pourtant une grande libération. En effet, rien ni personne ne peut nous forcer à entretenir une croyance quand on prend conscience qu’elle ne nous sert plus. Changer sa croyance = changer sa réalité. Nous le savons….

Mais par où commencer ?

Comment savoir de façon certaine qu’une croyance nous empêche d’évoluer ou nous cause de la souffrance ?

Ce sont les résultats qui parlent d’eux-mêmes !

A la question : Qu’est-ce que je n’aime pas et qui se répète dans ma vie ?... Les exemples viendront facilement, car les frustrations et les souffrances à répétition nous alourdissent et sont impossibles à oublier.

Je vous invite à vous laisser porter par cette question  qui vous servira de piste d’exploration pour ouvrir des portes qui peuvent être dissimulées depuis longtemps ; d’ici à notre prochaine réflexion…

 

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L’HEURE DU GRAND CHOIX
 
Selon la théorie du miroir, nous sommes responsables de notre vie, c’est-à dire de tout ce que nous attirons magnétiquement par le biais de nos pensées et croyances, en grande partie inconscientes. Les ouvrages récents sur la loi de l’attraction ont permis un éveil de masse de la notion de responsabilité qui est le fondement de toute évolution.
Poussons un peu plus loin la réflexion…
La science nous informe que le cerveau de l’être humain moyen est développé à moins de 10% de sa capacité. Ceci implique que nos pensées, nos émotions, nos croyances, nos réactions sont à 90% inconscientes.
Comment alors arriver à réaliser nos désirs selon la loi de l’attraction si à peine 10 % de ces derniers sont conscients ?
N’avez-vous pas constaté à plusieurs reprises que vous obtenez le contraire de ce que vous désirez, même en le voulant très fort ? Ou alors vous obtenez satisfaction dans un domaine et pas dans d’autres !
Voilà bien qui laisse soupçonner cette partie inconsciente à l’œuvre…
Que de frustrations et d’incompréhensions ont généré ce type d’expérience ! Après plusieurs lectures, ateliers et pratiques de toutes sortes, nous nous retrouvons souvent face à ce SABOTEUR INTÉRIEUR qui n’en fait qu’à sa tête, nous laissant une sensation désagréable d’impuissance sur notre vie.
 Parlant de tête, il nous faut bien admettre en toute humilité que cet « empêcheur de bonheur » c’est l’ego dont le propre est de chercher à comprendre, analyser, interpréter, juger, classer et par le fait même séparer. Quand c’est lui qui mène, pas moyen d’être au présent ! Ce roi de la dualité nous confine au passé et au futur, c’est-à dire en dehors de notre réalité.
Le présent, ce sont nos actions, nos réactions, nos émotions qui sont autant d’indicateurs de ce qui nous habite. En assumant que l’on attire à soi ce qui nous correspond, en termes de croyances, pensées et émotions, nous retrouvons non seulement la pleine  responsabilité mais le pouvoir sur notre vie.
Alors, nous pouvons choisir d’utiliser notre 10% de conscience comme un levier pour générer du positif.
Ainsi, l’autre, au lieu d’être perçu comme un offenseur potentiel, devient plutôt un déclencheur de nos prises de conscience ; il est ni plus ni moins un être qui nous ressemble, tout en ayant une vision ou une conscience différente de la nôtre. Le bénéfice obtenu est de taille, car il s’ensuit
que plus personne n’a le pouvoir de nous rejeter, de nous abandonner, de nous trahir ou de nous léser de quelque manière. En voyant les choses ainsi, on récupère énormément de liberté !
 
Assumer qu’on est l’artisan de tout ce qu’on vit n’est pas toujours un constat agréable à faire, surtout quand les circonstances semblent défavorables ! À certains moments, nul n’est  à l’abri de relents de « victimite ». C’est évidemment le petit moi qui a cette impression, car sa perception est que le monde tourne autour de lui et devrait répondre à ses moindres désirs et besoins.
Eh oui, malgré nos belles ouvertures de conscience et nos pensées positives  nous sommes encore sujets aux crises de l’ego. L’ombre n’est-elle pas plus définie quand la lumière est présente ! ! !
 
On s’étonnera parfois de ses propres paroles et gestes impulsifs au point de se demander : « Qui est cet être négatif qui m’habite ? » C’est que…l’ego ne laissera pas aussi facilement sa place, car le fait de perdre le contrôle est pour lui le pire affront.
Chaque fois que nous avons une réaction émotionnelle, soyons assuré que l’ego est à l’œuvre, et comme il se nourrit de nos réactions, sa force est directement proportionnelle à l’ampleur de nos émotions…
L’ego est, hors de tout doute, la cause primordiale de toute souffrance.
Pas de réaction, pas de souffrance. Vite dit, penserez-vous ! Mais est-ce possible et comment y arriver ?
On peut penser qu’une vie sans émotions pourrait être très ennuyante. En réalité, ce à quoi nous aspirons profondément est une vie absente de réactions et plutôt remplie de sentiments nourrissants.
Avez-vous remarqué qu’un grand nombre de séries télévisées traitant des relations humaines sont basées sur une illusion d’intensité maintenue par de fortes émotions ?
L’ego se nourrit de drame, d’affrontement, d’injustice et de tout ce qui a comme dénominateur commun l’esprit de séparation.
Autant la notion de responsabilité est une prise de conscience majeure dans notre évolution, autant la découverte de la distinction entre la personnalité (ego) et le Vrai Soi est primordiale si nous souhaitons entrer dans l’ère du Verseau, ce monde basé sur l’unification, la coopération et l’amour.
 
En effet, le monde que nous avons commencé à quitter se fondait sur la compétition et la dualité et il semble qu’il ait atteint le paroxysme de l’excès. L’éveil d’un nombre grandissant de gens de toutes races a permis l’arrivée de puissantes vagues d’énergie d’unification sur notre planète en mutation. Cette énergie ayant une résonance vibratoire beaucoup plus élevée que l’énergie de la dualité, celle-ci n’a d’autre choix que de battre en retraite. Ce phénomène est devenu clairement observable, autant en milieu politique et social que dans nos vie personnelles.
L’ego divise, l’amour unifie.
A chacun de faire ses choix ! Les zones grises sont devenues caduques…
 
Prenons conscience que l’ego, ce « petit moi », ne pourrait survivre sans la croyance qu’il est uni-que et individualisé, donc séparé. Si notre ego est encore fort, c’est que nous l’avons bien nourri ! La prochaine étape devient l’affranchissement de l’ego, qui devra apprendre à se mettre au service de l’intuition, guidée par le moi profond. Ce processus demande une bonne dose d’humilité, car le propre de l’ego est de chercher à avoir raison.
Imaginez une vie sans attaque ; plus jamais besoin de se défendre ! Plus de dualité !
Choisissons à chaque jour de nourrir notre esprit avec des pensées de respect profond pour soi-même d’abord, puis envers toute différence qui nous entoure. Donnons à chacun le droit d’être qui il/elle est avec la conscience qui est la sienne. L’unité se vit au-delà de nos différences ; c’est le miracle de l’amour inconditionnel.
 
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Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?

Allons donc ! Une telle question est superflue pour les gens conscients que nous sommes !!!
 
Ne savons-nous pas hors de tout doute que le bonheur vient de l'intérieur ? 
Mais qui peut se vanter d'être totalement heureux !
 
N'y a-t-il pas encore quelques zones sombres en nous, habitées par des croyances aux racines tenaces, par le souvenir d'expériences décevantes et blessantes ?
 
Il faut bien se l'avouer : il y a encore quelqu'un " là–dedans " qui attend que la vie lui soit plus favorable, qui espère gagner à la loterie, autant celle de la vie que celle qui distribue des millions. On veut tellement s'améliorer, on fait tellement d'efforts pour être meilleurs, que secrètement, on se dit qu'un jour la vie nous récompensera par le bonheur, la chance, l'amour et l'abondance.
 
Oui, bien sûr, un peu de tout cela se manifeste dans nos vies, mais jamais en proportion du " travail " que l'on fait sur soi. Parce qu'on est des êtres évolués, on sait qu'il est vain de verser dans le sentiment d'injustice, d'envie ou de révolte. Pourtant, au plus profond, existe encore une insatisfaction, un goût un peu amer de n'être pas comblés.
Faudrait-il en faire encore plus ? Nous voilà épuisés juste à y penser !!!
 
Heureusement que le printemps arrive à la rescousse avec son énergie de renouveau et ses symboles forts tels : ressusciter et sortir de sa coquille comme le poussin. Ainsi, le temps passé à l'intérieur du tombeau ou de la coquille, période ô combien indispensable au processus, pourrait symboliser notre ménage du printemps.
 
Dans tout bon ménage, on se départit de ce qui ne nous sert plus et on nettoie à fond ce qu'on veut conserver. C'est tout dire !
Au fond, ce qui nous empêche d'être heureux à 360 degrés, c'est d'abord le fait de croire que nous devons FAIRE quelque chose de plus ou de différent. Je crois sincèrement que la plupart d'entre nous en avons assez fait et qu'il est grand temps de nous arrêter et de mettre l'accent sur ce qui nous stimule, nous rend créatifs et nous fait rire. Les mots renaissance, renouveau et résurrection, nous invitent à un retour aux sources, c'est-à-dire à qui nous étions avant de commencer à tout faire pour essayer d'atteindre un état qui nous était dicté de l'extérieur.
 
Parce que nous faisons partie du Grand Tout, nous sommes déjà parfaits et chacune de nos caractéristiques, fut-elle jugée positive ou négative, a sa raison d'être dans le plan que l'âme a élaboré pour la présente incarnation.
 Nous n'avons rien à corriger ; nous avons plutôt à devenir conscients de toutes nos composantes et à les accueillir avec l'immense amour que nous portons.
En amenant, par exemple, à la conscience une fausse croyance du type : je n'en fais pas assez ou ce serait trop beau, les cellules impliquées sont sollicitées et peuvent être transmutées.
 
Transmutation des cellules en moins de deux
Pour ce faire, il suffit de s'asseoir mentalement dans le fauteuil doré de notre dignité humaine et de notre divinité ; puis d'inonder ses cellules de l'amour total dans lequel elles baignaient au moment où la Source les a créées. Et comme tout nettoyage digne de ce nom nécessite les "produits " les plus puissants, n'hésitons pas à appeler à la rescousse l'énergie du Christ, de Marie, des Archanges et des Guides de Lumière qui nous sont familiers. Pourquoi ne pas donner un congé pour l'éternité à tous les groupes de cellules concernées par les peurs et les restrictions de toutes sortes. À chaque limitation conscientisée, sa séance de transmutation.
 
C'est ainsi qu'avec le support de l'amour/accueil de soi, nous redevenons comme des enfants : confiants, insouciants du lendemain, spontanés, joyeux et heureux de vivre. L'enfant ne cherche pas à être "quelqu'un". Il vit chaque moment, les joies et les peines, avec intensité. Il nage dans la plénitude et n'a jamais besoin de se demander ce qu'il devrait faire pour être heureux, car il fait spontanément et sans compromis ce que lui dicte son être.
Qui suis-je ? De quoi ai-je besoin pour me sentir heureuse ? Seule la personne qui pose la question peut trouver la réponse.
Un geste posé à chaque jour pour se rapprocher de ce qui nous rend heureux peut faire toute la différence.
 
L'âme pousse de l'intérieur pour se réaliser à travers les diverses expériences qu'elle attire à nous. Le bonheur, c'est quand la personnalité cesse de résister et collabore au mandat que l'âme cherche sans relâche à accomplir.
 
Et si notre mission était directement liée à ce qu'on aime le plus et en même temps à ce qui nous fait le plus peur ?
 
Nicole Dumont, auteure, offre l'atelier : À chaque Âme son chemin


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 Article paru dans le Magazine CHEMINEMENT 
 
Trinquons !         Longue vie à notre nouveau projet !
                            Longue vie à notre entreprise !
Et pourquoi pas : Longue vie à ceux qui en sont les créateurs !
 
Il semble bien que d’avoir une vie plus longue soit une réalité qui intéresse de plus en plus de gens.
Aux États-Unis par exemple, les compagnies qui vendent des « recettes » de longévité de tout acabit font fortune depuis quelques années. C’est que les Baby Boomers arrivent à l’âge de la retraite avec beaucoup plus de moyens que les générations précédentes. Ils sont plus informés, plus sensibilisés à la santé globale et plusieurs ont de surcroît les moyens de se payer un rafraîchissement de leur aspect physique. La publicité fait miroiter les effets rajeunissants et énergisants de nombreux produits et les consommateurs finissent par se dire : Pourquoi pas moi !
Mais au fait, vivre plus longtemps, pourquoi au juste ?
 
Voulons-nous ajouter des années à notre vie ou donner plus de VIE à nos années ?
 
S’agit-il de reculer le moment d’une mort qui fait peur ou de profiter de la VIE, prenant conscience que l’on a peut-être passé à côté en voulant toujours atteindre quelque chose qui fuyait comme un mirage… On est devenu affamé d’une vie plus nourrissante. L’expression : Qualité de Vie, est devenue courante chez les 50 ans et plus. On se rend compte que  « plus tard » et « un de ces jours » est devenu maintenant, que le présent est tout ce que nous possédons réellement et on a envie de faire durer ce maintenant dans des conditions où l’on se sentira jeune longtemps.
Ce choix nous appartient car nous créons notre vie de toutes pièces et nous devenons ce que nous pensons.
Je fais moi-même partie des Baby Boomers et, venant d’une lignée de femmes vivant jusqu’à un âge avancé, j’ai pour ainsi dire pris pour acquis que je vivrais très longtemps. Dans mon for intérieur, 100 ans a toujours été pour moi un minimum ; point de départ ou défi mêlé d’une certitude venant d’on ne sait où, de vivre une longue vie harmonieuse, de faire « Une belle vieille ».
Je proclame cela depuis la vingtaine et je me rends compte aujourd’hui que cette programmation innocente a orienté plusieurs aspects de ma vie. J’observais les personnes âgées (et Dieu sait comme les exemples sont variés) et je choisissais quel type de femme âgée je voulais devenir plus tard : belle, pleine d’énergie et de projets pour stimuler ma créativité.
Tout cela pour dire que nous sommes aujourd’hui le résultat de ce que nous avons consciemment ou inconsciemment programmé. Je connais des gens pour qui il est normal de perdre de la mobilité et de l’acuité d’esprit en vieillissant, pour qui avoir des « bobos » et prendre des médicaments fait partie de la vie d’une personne plus âgée. La santé physique et mentale commence entre les 2 oreilles. Le système de croyances et l’attitude devant la vie sont des facteurs déterminants dans ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous deviendrons demain.
 
Lorsque je donne mes cours de yoga, j’ai souvent affaire à des débutants dans la mi-cinquantaine qui s’étonnent de la souplesse qu’une femme de leur âge (et même plus) peut avoir conservée.
Alors je donne l’exemple de cette dame qui a commencé à faire de l’exercice vers l’âge de 50 ans et pouvait faire le grand écart à 70 ans.
Libre à nous d’utiliser notre créativité à trouver des excuses pour les choses dont nous ne sommes pas fiers : notre poids, notre santé, notre condition financière, ce que nous faisons de notre vie…
Mais n’est-il pas déterminant de choisir maintenant ce que nous voulons ÊTRE avant de s’étourdir à tout faire pour obtenir des effets qui vont PARAÎTRE ?
 
Et que voulons-nous être sinon des gens heureux, qui jouissent de la vie et apportent au monde leur contribution, qui, aussi modeste soit-elle n’en demeure pas moins unique.
 
 
Ah si vieillesse pouvait ! La maturité apporte avec elle une certaine sagesse mais aucune des 2 ne vient automatiquement avec l’âge. Les « non-jeunes » peuvent devenir des « non-vieux » à la condition de laisser derrière eux les idées toutes faites et les préjugés relatifs au vieillissement.
A nous d’inventer une nouvelle manière de prendre de l’âge, en beauté et en assumant  ce que nous sommes en toute sérénité. Inutile de tout faire pour ne pas paraître son âge ; c’est de l’énergie que nous pouvons récupérer pour jouir du moment présent. Ceci est d’ailleurs le propre des enfants ; ne sont-ils pas inspirants pour nous montrer le chemin d’un bonheur tout simple ?
 
La vie n’est pas une pratique et c’est chaque jour qu’elle se joue.
 
Nous nous éveillons graduellement à cette réalité et devenons conscients du fait que personne d’autre que nous-même n’est responsable de notre vie et de notre bonheur. Nous avons longtemps cru à la fatalité, nous nous sommes perçus comme la victime des autres et des circonstances. Une telle attitude ne fait que créer des prématurés de la vieillesse….Les pensées négatives nous nuisent à plusieurs niveaux : elles créent une anxiété qui nous empêche de nous détendre et de jouir de la vie ; de plus elles se logent dans le corps sous forme de bile et d’acide. La science a récemment démontré que la maladie ne se développe qu’en milieu acide. Comme chacun est responsable de son « terrain », c’est à nous de l’entretenir de manière à conserver un équilibre à tous les niveaux : mental, psychologique et physique. Faire un grand ménage du passé et donner toute son attention à ce qui se passe au présent sont des attitudes garantes d’un avenir où l’on pourra vivre pleinement et longtemps.
 
Le Baby Boomers sont en somme les athlètes de la longévité car c’est la première génération qui est motivée à repousser les limites en matière de longueur de vie. Non seulement ils veulent conserver leur forme, leur santé et leur vivacité d’esprit, mais plusieurs parlent maintenant de se régénérer et de se rajeunir. Au-delà de la chirurgie esthétique, ils commencent à saisir qu’ils ont le pouvoir de retarder le vieillissement, par une attitude positive, un mode de vie qui respecte leur nature autant que La Nature et l’environnement qui fournit généreusement les éléments de la Vie.
Pourquoi ne pas suivre l’exemple de ceux et celles qui nous inspirent dans ce domaine pour pouvoir aller encore plus loin….
 
 
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Texte paru sur le site Alchymed
 
Être bien partout, tout le temps…Comment être en paix dans toute situation, qu’elle se présente comme un plaisir ou une aversion ? Tous nous cherchons le bonheur. Mais à la question : Suis-je heureux, heureuse, que pouvons-nous répondre ? Le temps serait-il venu de repenser notre conception du bonheur ? Ne manque-t-il toujours pas quelque chose ou quelqu’un ?
 
Séparation virtuelle entre nous et « le ciel », cet état que chacun a déjà connu, ne serait-ce que l’espace d’un arc-en ciel… L’ayant déjà expérimenté et goûté dans des moments privilégiés, nous cherchons tant bien que mal à reproduire ces instants de délices fugitifs. Nous confondons souvent le bonheur avec un état de plaisir ou de satisfaction passagère. Nous nous comportons comme si nous ne connaissions pas le chemin vers un état de contentement et de satisfaction permanente. Mais, objecterez-vous ! C’est du rêve ! Cela n’a rien à voir avec notre réalité quotidienne, tissée d’efforts, de combat, de désillusion et de manque.
 
La constatation est évidente : la souffrance a jusqu’à maintenant fait partie de notre condition humaine, à part bien sûr quelques illuminés qui ont réussi à s’élever au-dessus de cette fatalité. À présent, imaginons un instant que nous soyons des êtres multidimensionnels ayant élaboré toute une mise en scène pour expérimenter une condition où nous plongerions dans la matière dense de la planète Terre… Mais pourquoi aurions-nous risqué une telle aventure, sachant que nous perdrions le contact avec notre nature éternelle ?
Et si nous avions choisi d’amener la Lumière dans la lourdeur et la densité de cette planète ?
Et si nous avions un jour accepté le défi de mettre en péril notre identité, afin de favoriser notre évolution, ainsi que celle d’une multitude d’âmes !
Tout ceci ne ferait-il pas partie d’un vaste plan élaboré à l’échelle interplanétaire…
Nous voilà à mille lieues de nos préoccupations quotidiennes. Mais au fait, se pourrait-il que ces dernières soient des illusions créées de toutes pièces par les expérimentateurs, je dirais même les kamikazes que nous sommes ?
Pourtant, ne dit-on pas que le bonheur avec un grand B est tissé de petits bonheurs quotidiens ?
Mais au fait, à quel signe reconnaît-on qu’une personne est heureuse ?
 
À la joie de vivre tout simplement !
 
            Curieusement, les êtres qui ne semblent préoccupés par aucune forme d’évolution sont souvent ceux qui manifestent le plus de joie de vivre. Les gens des pays sous-développés, qui vivent de façon tribale et, plus près de nous, les handicapés mentaux et les jeunes enfants. Bien sûr, ces êtres ont en commun une absence d’inquiétude au sujet de l’avenir. Le fait de n’avoir qu’une faible conscience de l’avenir semble être un atout pour vivre dans la simplicité et le moment présent. « Heureux les simples d’esprit », proclame l’Évangile. Ce n’est donc pas d’hier que l’humanité est à la recherche de recettes de bonheur!
 
Mais comment arriver à concilier l’élargissement de la conscience et l’évolution avec la simplicité ?
Car enfin, il doit bien y avoir une chance de félicité pour qui n’est ni enfant, ni handicapé, ni pauvre ! Plusieurs ont investi beaucoup de temps et d’énergie à « s’éveiller » ces dernières décennies. Nous avons appris à mieux communiquer, nous avons pris soin de nos vieilles blessures, nous sommes plus conscients de la loi de l’attraction dans nos vies. Nous serions-nous pris trop au sérieux ? Au terme d’un voyage entrepris pour être mieux dans sa peau, nous voilà encore aux prises avec un subtil vide intérieur, un je ne sais quoi, qui manque pour que l’on puisse affirmer :
 
Je me sens vraiment heureux, heureuse.
 
Le simple fait de se demander : « Qu’est-ce qui manque à mon bonheur ? » démontre déjà que l’on cherche quelque chose…
Le bonheur ne serait-il pas, justement, cet état qui nous visite lorsque nous n’attendons rien du tout ! Appelons cela : le OUI à la vie, la disponibilité à tout ce qui se présente. Irait-on alors jusqu’à avancer que tout jugement, toute opinion, deviendraient superflus ?
Que se passerait-il si nous jetions un regard de simple constatation sur tout ce qui nous entoure ?
Qu’adviendrait-il de nos émotions si nous nous mettions à croire que tout ce qui nous arrive est exactement ce dont nous avons besoin ?
Quelle merveilleuse tranquillité pourrait s’installer et nous habiter en permanence !
 
Mais voilà ! Nous devons d’abord réussir à transformer les nombreuses illusions entretenues par l’ego si nous voulons connaître un état de plus grande liberté et de quiétude intérieure. Comment identifier alors les illusions que nous portons ? Commençons par passer en revue nos désillusions et nous avons déjà un élément de réponse…
Ce cher ego, pour assurer sa survie, nous a appris à séparer, comparer, évaluer, juger, exiger et en conséquence à RÉSISTER.. Une telle attitude est à l’envers du bonheur car l’ego, à la racine de toutes nos peurs, nous amène toujours soit au passé ou au futur ; alors que le bonheur, on le sait pourtant, ne peut exister qu’au présent. À la limite, tout ce qui se trouve en dehors du présent peut être considéré comme une illusion, la Maya, décrite dans les récits de Sagesse de L’Inde. Et la plus grande de nos nombreuses illusions est de croire que tout est séparé, ce qui a pour effet de nous maintenir dans la dualité, de nous isoler, de nous victimiser et de nous faire perdre notre pouvoir. Nous sommes devenus prisonniers de la personnalité, perdant contact avec notre nature mutlidimensionnelle.
 
Être heureux est un choix et transformer son attitude intérieure est la seule clé du bonheur.
 
À moins de bénéficier d’une illumination subite, nous avons besoin de moyens au quotidien pour nous soutenir dans l’apprentissage d’attitudes co-créatrices et dans la transformation de nos vieux patterns. C’est pourquoi j’ai inclus dans mon ouvrage sur les illusions et le bonheur, une section de 12 exercices permettant de faciliter l’intégration des nouvelles croyances et des prises de conscience. Car la vie m’a appris que la théorie la plus révolutionnaire ne changera rien à mon existence si je ne l’applique pas concrètement dans ma vie de tous les jours.
 
En résumé, gardons en mémoire que le mot préféré de l’ego est : NON
                                            Et que le mot préféré du bonheur est : OUI


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Article paru dans le Magazine Vivre
 
L’ombre est l’une de ces notions pas très sympathiques si ce n’est du fait de nous protéger d’un soleil trop cuisant ou de mettre un dessin en valeur. Mais sinon, on cherche plutôt à l’éviter. En fait, elle est rarement définie par elle-même. Elle est en général perçue comme étant l’opposée de la lumière. Cette même dualité se retrouve d’ailleurs dans tous les aspects de la vie sur terre : jour-nuit, chaud-froid, bon-mauvais, féminin-masculin, etc… sans oublier des phénomènes physiques comme l’électricité, qui ne pourrait fonctionner sans un pôle négatif et un pôle positif. Cela a de tous temps fait partie de la condition humaine.
 
Bien que ces notions soient évidentes, nous nous comportons souvent comme si elles n’existaient plus lorsque nous entrons en contact avec nos propres ombres. Nous avons été tellement conditionnés à juger et à séparer ce qui nous « apparaît » bon de ce qui nous semble mauvais, que nous en sommes venus à condamner à peu près tout ce qui n’est pas lumineux.
 
Les ombres intérieures, souvent encore qualifiées de « défauts », ont bien mauvaise réputation ! On nous a appris à les cacher, à en avoir honte, à les combattre, à tenter de les nier ou encore de les déraciner. Quel combat épuisant ! Quelle grande illusion ! Comment vivre en paix en sachant que l’on porte en soi cette horde de monstres ? Approchons-nous un peu de ces ombres afin de mieux en connaître la nature.
 
Plus la conscience s’ouvre, plus nous faisons « la lumière » sur plusieurs aspects de notre réalité, comme par exemple le fait de découvrir que nous ne sommes pas les victimes de ce qui nous arrive mais plutôt des créateurs souvent inconscients. Mettre plus de lumière dans nos vies nous a nécessairement amenés à voir nos ombres, car comment pourrait-on voir une petite bestiole tapie dans un coin si une pièce est sombre ? Donc il est bien certain que cette recherche de lumière nous honore. Mais ne la laissons- pas nous aveugler et perdre de vue que nous sommes là pour unifier l’ombre et la lumière, car seul ce mariage nous permettra de sortir du piège de la dualité. Ce n’est pas la lumière qui nous fera sortir de l’ombre, puisque l’une saurait exister sans l’autre. Mais alors, penserez-vous, si la libération n’a rien à voir avec le fait d’être toujours dans la lumière, par où passe-t-elle ? La seule réponse est l’amour, celui avec un grand A, notre nature profonde, qui a le pouvoir d’accueillir l’ombre autant que la lumière, sans aucun jugement.
 
Toutes les parties de soi méritent d’être honorées, car elles servent à l’évolution, chacune à sa manière. Ainsi, le soi-disant défaut d’une personne peut servir à développer une qualité chez une autre, par exemple la patience, dès que cette dernière en a fait un choix conscient. Quel angle intéressant pour arriver à relativiser ses propres ombres ! On pourrait se dire : «  C’est super ! La vie utilise mes défauts pour faire évoluer les autres, et inversement ». N’est-ce pas un merveilleux processus de recyclage ! Et qu’avons-nous à perdre à entourer nos ombres de bienveillance ? De toute évidence, les autres méthodes n’ont pas eu beaucoup de succès ! Après avoir expérimenté frustrations, déceptions et souffrances, nous avons essayé des solutions contraires, avec la plupart du temps comme résultat, encore plus de cette souffrance que nous cherchions à fuir… Car refuser une réalité est la méthode la plus sûre pour en demeurer prisonnier !
 
Nous avons longtemps cru que si nous acceptions le fait de porter nos comportements malsains, ils ne se transformeraient jamais. Alors on a tenté de se changer et bien entendu de changer aussi les autres… Qui n’a jamais entendu l’un de ses proches lui dire : « Je suis comme ça, tu ne me changeras pas ! » En réalité, personne ne veut être forcé à changer. Et comme nous devons bien finir par admettre que ce qui se passe à l’extérieur est le reflet de l’intérieur, nous pourrions attribuer une telle remarque à nos aspects sombres, qui cherchent à s’ancrer encore plus quand ils ne sont pas tout simplement accueillis avec amour. En effet, rien ne sert d’essayer de déraciner une habitude néfaste, comme par exemple celle de fumer ; tout contrôle imposé par la volonté mènera tôt ou tard à une frustration qui pourrait s’exprimer de manière déviée. Par contre, aussitôt qu’un problème est confié à l’intelligence du cœur, on cherchera naturellement la cause réelle de tout besoin de compensation.
 
De même, toute tentative pour se donner raison dans quelque situation entretient la dualité, car elle donne tort à l’autre partie. L’ego croit ainsi nous préserver de la peur de souffrir à nouveau, de la désapprobation et du manque d’estime, nous gardant ainsi prisonniers de notre système de défense inconscient. Alors qu’en l’absence de tout jugement, le cœur entre en contact avec les blessures du passé et les manques qui n’ont jamais été résolus. Dans cet espace accueillant et rassurant, tout peut être transformé par le miracle de l’amour : les rejets, les abandons, les trahisons, les abus, les fausses interprétations, les vieux conditionnements, les peurs, tout !
 
Ainsi, nous devenons capables de voir que chaque pensée ou attitude qui n’est pas centrée abrite une souffrance qui ne demande qu’à être mise en lumière pour pouvoir guérir. Tout comme nos plaies physiques, elles guérissent beaucoup plus vite lorsqu’elles sont exposées à l’air et à la lumière. Chaque plaie intérieure reconnue et accueillie devient une occasion de découvrir de que l’on porte au plus profond de soi. Les gens qui travaillent dans le domaine de la guérison disent souvent : « Vous avez tout en vous pour vous guérir ». Les vrais guérisseurs ne s’attribuent aucune guérison car ils ont compris que c’est l’ouverture à l’amour, à l’acceptation et au non jugement qui fait le « travail ».
 
Chaque être humain est né avec la responsabilité de gérer sa vie au profit de son évolution. Et la gestion positive du négatif, pourrait-on dire, est un grand défi dans un monde où tout a été classé, catégorisé, étiqueté comme bon ou mauvais, noir ou blanc. Observons la nature : toutes les couleurs y sont présentes et aucune n’est en compétition avec une autre. L’être humain, en tant que partie intégrante de la vie sur terre, a de multiples facettes qui sont demeurées inexplorées à cause de la vision limitée de la conscience humaine transmise à travers les âges.
 
Mais ce temps est révolu et nous vivons maintenant à une époque où l’éveil de la conscience collective va permettre une profonde transformation de la qualité de vie sur la planète. Imaginons qu’un nombre grandissant d’individus prennent conscience que les guerres et les conflits mondiaux sont le fidèle reflet du combat intérieur qui se livre en eux-mêmes. Imaginons que plus ils feront la paix avec leurs propres dualités, plus l’esprit guerrier et justicier perdra de sa force dans les sociétés. Est-il alors utopique de croire que si la dualité, mère de toutes les guerres, n’est plus présente en chacun, les guerres entre les humains n’auront plus lieu d’exister ? Voilà un domaine où chaque être humain a beaucoup plus de pouvoir que les apparences ne le laissent croire… À nous le choix d’unifier notre monde…
 
 
Faire le plein en faisant le vide
Article paru dans la revue Cheminement
 
 Notre processus d’évolution nous libère de plus en plus des conditionnements du passé. Nous sommes en train de dépasser la civilisation du loisir, avec ses horaires truffés d’activités. D’un autre côté, la réalisation de soi par le travail comporte ses limites, son lot d’illusions et celles-ci doivent être démasquées si l’on veut trouver un équilibre. Qu’on en vienne à ce constat par sagesse ou par la force des choses, on explore de plus en plus les avenues qui mènent à la liberté de l’esprit. On découvre l’action juste, l’action reliée à un sens plus profond de l’existence. Et on redécouvre également le plaisir de ne rien faire…
 
C’est souvent dans le non faire que l’on peut vivre l’expérience de la rencontre de soi. Ce temps que l’on s’accorde recèle les trésors de l’être qui n’a besoin que d’un peu de silence pour se manifester. Bien que l’éloge du silence ne soit plus à faire, celui-ci est pratiquement absent dans le brouhaha de nos sociétés modernes. Pour réussir à le trouver, nous devons nous extraire du quotidien en allant au spa, à la mer, au cours de yoga, etc. Le silence fait moins peur lorsqu’il est encadré. Tous les moyens sont bons pour goûter à la tranquillité intérieure et ainsi être stimulé à l’insérer au quotidien.
 
Car la plénitude est l’affaire du moment présent. Elle arrive lorsqu’on est trop occupé
 à jouir de la vie pour chercher quoi que ce soit.
 
Saviez-vous que le quotidien est votre outil le plus merveilleux et le plus puissant ? Oui, exactement, celui que vous vivez en ce moment, aussi imparfait soit-il ! C’est lui qui peut le plus sûrement vous mener à la plénitude.
 
Nous croyons souvent que nous devons changer certaines conditions de notre vie actuelle pour nous sentir mieux. Quelle illusion ! Ne transportons-nous pas ce que nous sommes partout où nous allons ? Bien sûr, nous nous sentons mieux lorsque les conditions sont favorables, mais nous ne sommes tout de même pas réduits à être heureux seulement quand tout va bien et qu’il fait beau ! Alors où trouver ce bien-être, sinon à l’intérieur de soi ? C’est une affirmation que nous avons avantage à répéter sur tous les tons pour s’assurer que nos cellules en absorbent la vibration.
 
Autant nous assistons à une montée de méthodes et d’outils pour aider les gens à s’équilibrer et à se retrouver, autant il arrive un moment où chacun doit faire la démarche individuelle de pousser la porte de son jardin intérieur. Ceci constitue un réel défi pour ceux dont la peur du vide a toujours été forte. Aucun témoignage ne pourra cependant les rassurer complètement, car rien n’est plus personnel que la plongée en soi-même.
 
La simple évocation de l’idée du vide réussit souvent à nous donner le vertige. Ce n’est pas par hasard que nous expérimentons le vertige du haut d’une falaise ou d’un édifice. Nous entrons alors en contact avec une peur très profonde de notre psyché : c’est la hantise d’aller à l’intérieur de soi et de constater qu’il n’y aurait que vide et vastitude. Cette peur est à l’origine de toute forme d’activisme dans nos vies. Paradoxalement, tout être, qu’il en soit conscient ou non, recherche la plénitude qui, du moins en apparence, est l’antithèse du vide. Notre société supporte cette peur du vide en nous fournissant les occasions de nous gaver de choses à faire et de choses à voir. Nous nous occupons jusqu’à nous en étourdir.
 
Se pourrait-il que plus nos heures soient remplies, moins elles contiennent de plénitude ?
 
Quel paradoxe que la plénitude ait besoin du vide pour se manifester ! Mais de quelle sorte de vide s’agit-il au juste ? Ce qui est appréhendé comme un vide ne serait-il pas en réalité un espace vital et sacré, un habitacle pour le soi !  Au plan émotionnel, il nous arrive de ressentir un grand soulagement après avoir vidé un trop plein d’émotions, que ce soit au moyen des larmes, d’un partage ou d’une activité physique de « ventilation ». Il y a donc des formes de vide avec lesquelles nous sommes à l’aise. Il s’agit ensuite de transférer cette conscience des bienfaits du vide à un niveau plus intérieur. En effet, les aspects du vide que nous venons de décrire sont gérés par la personnalité alors que le vide qui peut mener à la plénitude sera expérimenté par le moi profond (le soi). En définitive, tant que c’est la personnalité qui considère cette notion, nous n’avons aucune chance d’accéder à la dimension habitée du vide. La peur de trouver le vide lors d’une plongée en soi fait partie des multiples illusions entretenues par l’ego. Il en tire l’avantage de continuer à exercer son contrôle avec comme résultat notre identification à la personnalité.
 
Dès que nous nous situons au niveau de l’être, le vide n’existe plus, car nous reprenons contact avec le pouvoir de co-créer ce que nous désirons, en union avec les forces de l’univers.
 
Le contact se refait naturellement en se consacrant à combler chaque vide au moment où il est ressenti.
La voie la plus accessible à cet espace de plénitude est sans doute le silence. Il suffit de se taire et de tout arrêter pour se rendre compte que le silence est rarement « silencieux ». Être assis dans une pièce sans aucun bruit (ceci est très relatif dans la vie d’aujourd’hui) nous révèle l’activité souvent fébrile de notre mental. Le premier but de la méditation n’est-il pas de faire taire le mental afin d’accéder à « autre chose » en soi. Pourrait-on dire que le silence serait comme le vide à l’appel du plein ? Ou ne serait-ce que la reconnaissance du plein… Ne dit-on pas que ce sont les silences entre les notes qui forment le rythme de la musique ! Enlevez les silences et c’est la cacophonie totale. Ainsi deviennent nos vies lorsqu’elles sont privées de silences. Qu’y a-t-il dans les silences ou les vides entre nos pensées ?
 
Une personne qui a véritablement expérimenté la méditation répondra : « C’est dans les espaces entre mes pensées que je trouve la paix. » Quand le mental se tait, le soi se manifeste et le simple fait de sentir cette présence du JE SUIS est très apaisant, puisque cette partie de soi est en contact avec le divin, avec le Tout. Tous les moments de félicité que nous avons pu goûter étaient des instants de contact avec la Source de toute vie. Ce sont des échantillons d’un état que nous connaîtrons lorsque nous serons en contact conscient avec notre source qui est UN avec LA source.
Outre la méditation, nous retrouvons cet état d’unité dans la contemplation de la nature, dans l’orgasme, dans l’effort physique poussé à son extrême, dans des moments de prière ou de grand silence.
Afin de multiplier ces moments de contact conscient avec le soi, nous aurons à multiplier également les moments de silence conscient, nous aurons à créer de toutes pièces des espaces de vide. Autrement dit, nous n’avons rien d’autre à faire que d’aménager un contexte. Le reste arrivera sans effort. Nous entrerons de plus en plus en contact avec la vie en nous, avec la vibration de notre essence qui se manifestera par l’intuition, la télépathie et les autres facultés extrasensorielles. Nos écrans intérieurs s’allumeront, rendant visibles à nos yeux les réalités qui avaient été jusque-là inaccessibles. Nous communiquerons alors entre nous grâce à la grille magnétique qui relie tous les êtres vivants, aussi facilement que nous envoyons aujourd’hui des messages sur internet. C’est d’ailleurs ce que les enfants indigo tentent de faire comprendre aux générations qui les précèdent. Tout se passe à l’intérieur. C’est pourquoi il est urgent que nous cessions de nous étourdir pour entrer en contact le plus souvent possible avec notre monde intérieur qui recèle tant de richesses. Il est là, à notre portée, au présent ! Nous sommes dans le moment présent chaque fois que nous sommes totalement absorbés par ce que nous faisons.
Vous aurez sans doute remarqué que vous ne voyez pas le temps passer lorsque vous êtes ainsi tout à fait engagé dans ce qui vous passionne. Les jeunes enfants ne font que cela toute la journée ; c’est pourquoi ils n’ont qu’une faible notion du temps. Il est temps de récupérer les facettes positives de nos caractéristiques d’enfant ; celles que nous avons laissé tomber en route, croyant qu’elles nous empêchaient de nous conformer aux attentes venant de l’extérieur.
 
La passion est sans doute la plus vitale d’entre elles. Si nos occupations ne nous font pas vibrer, que se passe-t-il ? Le mental entre en scène et nous fait glisser soit dans la nostalgie ou la douleur du passé, soit dans la crainte ou l’expectative du futur. Comme il est utopique que nos journées soient composées uniquement de moments magiques, du moins dans la réalité présente (gardons à l’esprit que tout est possible), il s’agit de choisir de bons outils pour nous ramener au présent quand cela est nécessaire. En voici quelques-uns :
 
-        La claquette du metteur en scène
 
Vous surprenez votre mental dans une de ses élucubrations redondantes.
 
Passez immédiatement à l’action. Imaginez que vous êtes le metteur en scène d’un film et que vous criez : COUPEZ ! Entendez dans votre tête le bruit sec produit par la claquette de bois. CLAC ! Cela aura pour effet de stopper instantanément la pensée en cours; vous pouvez alors en profiter pour prendre une bonne respiration, tout en remerciant pour ce que vous êtes et ce que vous avez. Puis, vous reprenez votre activité en vous concentrant sur ce que vous faites, tout en prenant conscience de la place que vous donnez à cette activité dans votre vie. À moins que vous en déduisiez que vous n’avez plus besoin de vous astreindre à faire cette chose…
 
 
-        La nature à la rescousse
 
Vous vous sentez stressé par une décision à prendre ou par un problème qui vous paraît insoluble. Vous tournez en rond ou vous démontrez des signes évidents de nervosité.
 
Laissez tout en plan et hâtez-vous d’aller à l’extérieur ou à tout le moins de vous placer devant une fenêtre. Ne pensez plus à rien et posez un regard disponible vers le ciel, un oiseau, un arbre, une pelouse bien verte, une fontaine, un plan d’eau, s’il y en a un à proximité. Respirez et laissez-vous pénétrer par la vie tranquille qui émane des éléments de la nature. Voyez vos soucis entrer dans la terre par des racines imaginaires que vous tissez sous vos pieds. Puis, respirez la sérénité, la sagesse, la beauté et la force naturelle des éléments que vous êtes en train d’observer. Prenez conscience que vous faites partie de tout cela, tout en vous laissant pénétrer de ces qualités que vous vous réappropriez. Puis, continuez à goûter cet instant de paix en fermant les yeux. En quelques minutes seulement, vous vous sentirez rafraîchi et vivifié.
 
Si vous ne trouvez que béton et gratte-ciels autour de vous, peut-être est-ce là un élément de réponse à votre état. Un être humain, lorsqu’il est en connexion avec la nature, ne peut conserver son état de stress bien longtemps, car la mère terre a la capacité d’absorber ses vibrations discordantes et de lui retourner une vibration d’harmonie (le principe de l’engrais).
 
-        Les plaisirs des sens
 
Les êtres humains sont dotés de cinq sens, étant chacun un portail unique de communication avec la matière, ainsi que le monde  extérieur.
 
Prenez-vous vraiment le temps de :
 
  • Regarder la beauté du monde et la beauté en chaque personne.
  • Écouter le son dans les feuilles, le chant de l’oiseau, le partage des autres.
  • Sentir les parfums naturels du matin et du soir, apprécier les odeurs variées que la nature a créées pour vous.
  • Goûter chaque bouchée comme un cadeau de vie de la nature et savourer les œuvres d’art formées par l’agencement de vos aliments.
  • Toucher et vous laisser toucher avec le cœur, sentir la caresse de l’eau, du sable, du vent sur votre peau.
 
Vos sens vous gardent présent à votre corps, à votre réalité, à vous-même, lorsqu’ils sont en syntonie avec votre intention pure, alors que vous pouvez au contraire devenir leur esclave si vous les laissez vous diriger.
 
Peu importe le moyen utilisé, vous vous rapprochez de la réalité et de l’état de paix intérieure quand vous vous ramenez au présent. Trouvez ce qui fonctionne pour vous, mettez-le en pratique tous les jours et partagez vos précieuses découvertes avec votre entourage. C’est en partageant nos perles que nous formerons le collier de l’unité.
 
 
 
 
 
Article paru dans le magazine VIVRE 
 
L’intuition, cette petite voix mystérieuse, a longtemps été perçue comme un attribut féminin. Aujourd’hui nous comprenons qu’elle fait partie de l’énergie féminine en chaque être humain. On dira d’une personne qu’elle a beaucoup d’intuition en la comparant à d’autres. Mais nous viendrait-il à l’idée de dire que tel animal a plus d’instinct que tel autre ?
Si nous admettons d’emblée que l’instinct fait partie de la nature animale, pourquoi ne nous apparaît -il pas aussi évident que l’intuition fait partie de la nature profonde de l’être humain ?
 
Ah ! Ce cerveau gauche !
C’est notre capacité de raisonner et donc de choisir qui a brouillé les cartes.
Comme le propre de l’intuition est de ne comporter aucune explication logique, l’esprit rationnel est démuni, car il a besoin d’expliquer, de comprendre et surtout d’exercer un contrôle. C’est pourquoi il entre en jeu immédiatement après la manifestation d’une intuition sous la forme de la deuxième voix venant contester la voix intérieure. Il sème le doute et la remise en question car il résiste à agir sans comprendre. Son insécurité devant l’irrationnel le pousse à court-circuiter la véracité de l’intuition. Le doute et l’insécurité font partie de la panoplie d’émotions engendrées par le mental rationnel et sont évidemment l’antithèse du savoir naturel intuitif.
 
Un instinct vital
Imaginons qu’un animal se mette à douter devant une talle de baies en forêt, se demandant : « Cette variété est-elle comestible ? » Non-sens n’est-ce pas ! Alors quoi ! Serions-nous moins intelligents que les animaux ?... ou peut-être alors moins branchés ? L’intuition n’est-elle pas un instinct supérieur à honorer en priorité ? Ne serait-elle pas aussi vitale à notre survie d’êtres spirituels en séjour sur terre, que l’instinct pour la survie de l’animal ?
 
Des points en commun
D’ailleurs, l’instinct animal et l’intuition ont quelques points majeurs en commun intéressants à observer :
  1. L’absence de toute intervention de la pensée. Il s’agit d’une connaissance intrinsèque permettant de se diriger (en forêt comme dans la vie…), de savoir ce qui est bon pour soi, d’éviter les inconvénients et le danger, etc…
  2. L’absence d’interférence de l’émotion, ce qui confère une grande solidité à la certitude intérieure.
  3. Leur essence immatérielle qui les soustrait à la notion d’espace et de temps et permet de pressentir quelque chose avant que cela ne se produise.
 
Il semble que nous soyons en présence d’une même manifestation adaptée à deux formes de vie différentes. Cette cohérence de l’intelligence Universelle n’est-elle pas à la fois éloquente et rassurante ! La science enseigne que le cerveau reptilien de l’être humain abrite l’instinct animal.
Nous serions donc dotés de ces 2 facultés ultra efficaces et puissantes pour assurer le succès de notre séjour sur terre. Vous doutez d’avoir de l’intuition ? Admettez avoir déjà prononcé au moins quelques fois dans votre vie cette phrase classique : « J’aurais donc dû suivre ma première idée ! »
 
Choisir l’harmonie
Qu’arriverait-il si nous suivions nos intuitions aussi fidèlement que les animaux suivent leur instinct ? Le premier effet serait sans doute de nous rapprocher de notre nature d’enfant. Nous avons peut-être oublié que nous avons déjà fonctionné uniquement sur la base de l’intuition, mais nos cellules en ont fidèlement enregistré la vibration. Ce qui nous a fait bifurqué sont les traces émotionnelles laissées par les réactions du monde adulte à nos réponses spontanées envers la Vie.
C’est sûrement là que le rationnel a fait son entrée et pris le dessus, dans nos efforts d’adaptation à un monde régi par le cerveau gauche.
Pourquoi le rationnel juge-t-il l’intuition alors que celle-ci ne juge jamais rien ?
C’est qu’il se sent en compétition et, même plus, menacé par elle. Or, les 2 moitiés du cerveau ne sont-elles pas conçues pour fonctionner de concert et en parfaite harmonie ?
 
Cette réflexion nous amène au 2e effet résultant d’agir selon ses intuitions.
En ne laissant plus le mental interférer lorsqu’une intuition se manifeste, celui-ci développe graduellement la confiance qu’il peut s’y fier et tend à collaborer avec la partie irrationnelle au lieu de s’en méfier. Cette description ne ressemble-t-elle pas à ce qui peut se passer au sein d’un couple ? Tout compte fait, le couple est simplement une représentation extérieure des composantes masculines et féminines intérieures qui tentent de s’harmoniser tout au long de la vie au sein de chaque être humain.
 
Comme 3e effet, on pourrait se retrouver avec une vie grandement simplifiée. Imaginez-vous portant une certitude intérieure comparable à celle de l’animal devant ses choix de survie. Imaginez une existence absente de doute et d’insécurité ! Imaginez une confiance totale en votre guidance intérieure en face de chaque décision ou croisée de chemin !
Il y a de fortes chances pour que le mental soit déjà en train de penser que ce serait comme de rêver en couleurs…
 
Un pas à la fois
Alors par où commencer sinon en suivant sa petite voix dans les circonstances où les conséquences seront minimes. Une manière sympathique de mettre à sa place la 2e voix qui s’objecte serait de lui dire mentalement : « Merci pour ton partage… » et de choisir consciemment de faire confiance à son intuition, simplement à titre d’expérience. Impossible de réussir cela sans prendre de risques ! C’est le prix à payer pour réanimer les mémoires endormies. C’est le cumul des réussites qui fera grandir la confiance et la certitude profonde que l’intuition est partie intégrante de notre nature humaine et non une faculté aléatoire.
Pour que le miracle s’accomplisse, il n’y a qu’une condition : celle de formuler une intention claire appuyée par des choix qui se font dans les situations concrètes du quotidien. Ainsi, on peut mesurer ses progrès et accueillir ses manques comme on le fait avec un être aimé. Peu à peu on aura moins l’impression de risquer et on sentira une paix qui s’installe face à l’avenir et à l’inconnu en général.
En définitive, le plus grand risque que nous courons est de nous exposer à de merveilleuses retrouvailles avec l’être multidimensionnel qui nous habite, un être en symbiose avec la Vie elle-même et avec tout ce qui l’entoure.
 
 
 
 


 

LA CULPABILITÉ –  OPÉRATION À CŒUR OUVERT

 

Les textes précédents ont amené l’idée de la culpabilité intrinsèque à l’incarnation sur terre.

Le Cours en Miracles  en parle de façon très élaborée  car ceci semble concerner tous les êtres humains.

A l’aube d’un passage collectif vers une conscience d’êtres  purement créateurs,  il m’apparaît pertinent pour les êtres en cheminement que nous sommes de faire un  nettoyage en profondeur de toute culpabilité subtile, voire cachée, pouvant encore nous habiter.

Pour ma part, j’ai découvert sur le tard et avec étonnement que je portais une culpabilité profonde ; c’est par le biais de mes pensées et émotions ainsi que l’observation des résultats provoqués par l’auto-sabotage que j’en suis arrivée à ce constat.

Je vous propose ici une synthèse personnelle pour alimenter votre propre réflexion.

Je terminais mon dernier message en parlant d’une une loi en psychologie qui dit que :

Tout ce qui est refoulé dans l’inconscient doit être projeté vers l’extérieur.

Ainsi, la culpabilité inconsciente se projette sous forme d’attaque. Le Cours en Miracles dit ceci : quand l’attaque est dirigée vers l’extérieur (les autres),  nous l’appelons la colère. Et quand elle est dirigée vers soi, elle devient la maladie. Il va sans dire que la culpabilité étant devenue une réalité pour l’ego, la colère et la maladie sont les 2 seules options qui s’offrent à l’inconscient : Attaquer ou laisser quelque chose m’attaquer ! N’est-ce pas là  une révélation de taille !

Cette culpabilité de base pourrait aussi porter le nom de : haine de soi, ou si vous trouvez le mot trop fort : manque d’amour de soi. Les nombreuses approches des dernières décennies sur les causes réelles de la maladie mentionnent fréquemment le manque d’amour de soi.

Du point de vue de l’esprit, la maladie est simplement une défense inconsciente contre la vérité. ( Cette affirmation, à elle seule, mérite plusieurs heures de méditation…) Dans la conscience unifiée, rien n’est spécifique ou différent ; tandis que pour l’ego, les haines, les jugements, les classifications de bien et mal sont très spécifiques, en ce sens qu’il doit y avoir un objet extérieur à soi à attaquer ou contre lequel se défendre.

Cette notion subtile d’ennemi peut expliquer les guerres, et aussi les petites guerres relationnelles qui existent entre nous chaque fois qu’il y a situation de gagnant ou perdant… On extrapole à peine en affirmant que l’ego perçoit tout ce qui lui est extérieur comme un symbole de peur. Cette peur qui habite en nous et que nous projetons sur nos frères, est inconsciemment ce qui nous portera à attaquer.

 

Au quotidien, on peut attaquer de manière très directe, comme par exemple intimider et dominer l’autre, ou le faire sentir  coupable ; mais les façons indirectes et plus subtiles comme de devenir dépendant ou victime ainsi que les comportements de retrait et d’indifférence n’en sont pas moins perçues par l’autre comme une attaque. Ici, on peut reconnaître les 4 mécanismes de défense inconscients, appelés aussi mécanismes de domination par James Redfield dans ses ouvrages sur le thème de La Prophétie des Andes. Selon lui, personne n’est exempt de porter l’une de ces défenses. Alors trouvons chacun la nôtre et faisons-nous le cadeau de nous en libérer…

Poursuivons la réflexion :

L’être humain a développé des mécanismes de déni et de projection pour couvrir la culpabilité  ainsi que la peur. En projetant l’ennemi à l’extérieur, il s’est sans le savoir inventé un monde menaçant et hostile.

Pas étonnant que nous ayons vécu dans la peur ! Nous avions oublié que la source de nos souffrances résidait dans la croyance que nous étions coupables. Inconsciemment, nous avons toujours eu peur que nos projections se retournent contre nous, et cherchent à nous habiter et à nous blesser à nouveau. Mais comme elles ne nous ont jamais quittés, nous avons été pour ainsi dire forcés de percevoir la réalité extérieure comme hostile, pour ne pas avoir à reconnaître notre vérité intérieure. En clair, la culpabilité lointaine et inconsciente qui nous habite serait à la base de notre système de croyances dualistes.

En ces temps troublés, j’aime me rappeler que le retour à la source est assuré pour chaque être incarné sur cette terre. Cependant, le libre arbitre impose le respect du moment que chacun choisit, même si cela implique que la souffrance continue à se perpétuer sur la planète. L’accélération vibratoire actuelle favorise un réveil des mémoires enfouies dans l’inconscient et même les êtres qui paraissent endormis se souviendront un jour qu’ils ont déjà fait le choix du retour. Au plan personnel, le réveil se présente souvent comme une intensification des choses qui tournent mal dans nos vies. Ces catastrophes personnelles conduisent à l’effondrement d’un système d’illusions que nous avons toujours pris pour la réalité (ce sujet est détaillé dans mon ouvrage : Dire Adieu aux Illusions, ed Québécor, dont vous pouvez lire des extraits sur mon site).

Chacun doit un jour se rendre à l’évidence que son bonheur ne peut lui être apporté de l’extérieur, pas plus que son malheur d’ailleurs ! La souffrance est toujours en proportion de la résistance. En effet, plus l’ego est fort et tient à ses scénarios, plus il risque de tomber de haut ! C’est ce qui peut expliquer le burnout, la dépression, les accidents et maladies graves, les ruptures amoureuses, les pertes d’emploi ou d’argent etc… Ces incidents dans nos vies n’ont qu’un seul but : nous sortir de nos dualités et nous rapprocher de La Source, qui est Amour et Unité. Aucune solution ne viendra de l’extérieur pour nous sauver et le fait de résister à cette réalité ne fera qu’augmenter la souffrance.

Ramener tout à l’intérieur est assurément une clé déterminante et cela se nomme RESPONSABILITÉ.

Dans le monde illusoire de l’ego, cette notion a été confondue avec celle de la culpabilité. Ne traduit-on pas souvent : « C’est ta responsabilité » par « C’est de ta faute ». La culpabilité subtile renforce  l’ego et justifie ses croyances.

Et si notre véritable responsabilité résidait dans le fait d’assumer que le sentiment de culpabilité est une invention de l’ego séparé de la Source !

Quand on prend conscience que la culpabilité et la libération viennent de la même source, c’est-à-dire de soi-même, on active de ce fait sa propre libération.

Comprenons ce que cela signifie : si rien d’extérieur ne peut nous sauver, rien d’extérieur ne peut nous apporter la paix. Mais en retour, cela signifie également que rien d’extérieur n’a le pouvoir de nous faire du mal, de nous perturber ou de nous enlever notre paix !

J’ai remarqué que plus les moments de paix s’installent en moi et  plus mon ancien système de pensée, qui semblait pourtant à toute épreuve…s’effondre. Et plus le désir d’être  près de mon être grandit, plus les moments où je ne suis pas centrée deviennent insupportables ! Les anciennes croyances qui refont surface me laissent avec un sentiment de vide, d’ennui et de non-sens à ma vie.

Plus on avance et plus on ressemble à quelqu’un qui a un grand désir de sortir de la prison de l’illusion et de retourner enfin chez soi …

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